Cardiologie Tonkin

Coronarographie
Pénibilité
40' d'intervention

A quoi ça sert ?

La coronarographie est un examen radiologique (angiographie) des artères coronaires qui irriguent le muscle cardiaque. Les artères coronaires peuvent être rétrécies ou occluses et sont responsables d’angine de poitrine ou d’infarctus du myocarde.

La coronarographie permet de réaliser le diagnostic des rétrécissements coronaires et de définir le traitement le plus adapté pour le patient porteur d’une coronaropathie.

Comment ça marche ?

Une courte hospitalisation est nécessaire (durée variable de 12 à 48 heures). La coronarographie peut être réalisée par plusieurs voies. Les plus utilisées sont les artères radiales au niveau du poignet (90% des cas) et fémorales au niveau du pli de l’aine. Elle consiste en l’introduction, dans le réseau artériel, de cathéters ou sondes (longs cylindres souples) d’un peu plus de 1 mm de diamètre. Ces sondes permettent d’injecter un produit de contraste iodé opaque aux rayons X et de visualiser l’ensemble du réseau artériel cardiaque. Ainsi est effectuée une cartographie des éventuels dépôts d’athérome qui rétrécissent les coronaires.

Pour éviter des infections un protocole d’hygiène est nécessaire avec une douche utilisant un produit antiseptique et une épilation du poignet droit ou gauche et des plis de l’aine. La coronarographie est réalisée sous anesthésie locale pommade et injection sous cutanée). De plus, l’anesthésiste de l’équipe veille au confort du patient en administrant un sédatif analgésiant par injection intra veineuse.

A la fin de l’examen, la sonde est retirée de l’artère radiale ou fémorale. Un pansement compressif est réalisé pour éviter le saignement et la formation d’hématome. Le patient regagne sa chambre pour la suite de la surveillance. Celle-ci est plus longue en cas d’utilisation de la voie fémorale.

Est-ce douloureux ?

Pour la grande majorité des patients, cet examen est réalisé sans douleur. Lors de l’utilisation de la voie radiale, l’injection de médicaments qui dilatent les artères sur le trajet vers le cœur est nécessaire et donne des sensations de chaleur et/ou refroidissement de l’avant-bras et de la main. Les injections du produit de contraste peuvent produire des sensations migratrices de chaleurs.

Y’a-t-il un risque ?

Les complications sont en grande majorité bénignes et locales à type de saignement ou d’hématome liées à la ponction d’une artère.

Les complications graves (1-2) sont rares (risque de décès 0.08 à 0.11%, accident vasculaire cérébral 0.06 à 0.07%, infarctus du myocarde 0.03 à 0.05%). Elles sont liées à la navigation des sondes dans les artères, certes souples mais qui peuvent « gratter » et occasionner le décollement et la migration de particule d’athérome ou de caillots dans les organes vitaux. D’autres complications sont possibles (<1%) : Trouble du rythme ventriculaire, choc allergique au produit de contraste iodé, poussée d’insuffisance cardiaque, perforation cardiaque.

Les antécédents d’allergie à l’iode doivent être communiqué à l’équipe soignante afin qu’un traitement préventif soit instauré avant l’examen.

(1) SCANLON et al.  J Am Coll Cardiol 1999;33:1756
(2) LASKEY et al. Cath Cardiovasc Diagn 1993;30:185

Dernière mise à jour : Le 7 janvier 2015