Cardiologie Tonkin

ECG d’effort
Pénibilité
20' d'intervention

A quoi ça sert ?

Cet examen, relativement simple, permet d’évaluer le fonctionnement du cœur pendant un exercice physique. Il est indiqué le plus souvent en cas de douleur thoracique ou d’essoufflement, et permet d’orienter le cardiologue vers un diagnostic de maladie coronaire en cas d’anomalie. Dans ce cas, d’autres examens comme une coronarographie peuvent être nécessaires. L’ECG à l’EFFORT permet également d’explorer certaines anomalies du rythme cardiaque commes les extrasystoles.

Comment ça marche ?

Vous allez réaliser un effort physique progressif (5 à 10 minutes) le plus souvent sur une bicyclette ergométrique. Le cardiologue positionne des électrodes sur votre poitrine et dans votre dos et un brassard à tension sur votre bras pour permettre un enregistrement continu de l’ECG et une surveillance de la tension artérielle.

L’opérateur vous donnera le signal de départ et les consignes de vitesse (60 à 70 tours par minute généralement). La résistance augmente progressivement toutes les 1 à 2 minutes (elle est exprimée en puissance développée en WATT). Le test est interrompu au moment où la fréquence cardiaque atteint une valeur cible (calculée selon votre âge) ou selon les consignes du cardiologue. L’effort est interrompu progressivement afin d’éviter les baisses de tension artérielle avec une récupération de quelques minutes. L’ECG d’EFFORT est réalisé dans une pièce équipée d’un matériel de réanimation, d’un chariot d’urgence et d’un défibrillateur.

Est-ce douloureux ?

En principe non. Toutefois, si vous souffriez d’une maladie coronaire (coronaropathie), une douleur à la poitrine (ANGOR) pourrait survenir. Vous signalerez tout symptôme à votre cardiologue qui pourra décider d’interrompre l’examen et de vous administrer des médicaments comme la trinitrine. Si vous souffrez de problèmes articulaires (genoux, hanches ou dos) signalez-le avant le début du test.

Y’a-t-il un risque?

Le taux de complication est inférieur à 1 pour 1000 examens, Le plus souvent, il s’agit d’un trouble du rythme ou plus rarement d’un infarctus du myocarde. Le taux de décès est inférieur à un pour 20 000 examens. Il convient de relativiser ce risque par rapport au nombre de décès par infarctus du myocarde (entre 10000 et 20000/an en France).

Dernière mise à jour : Le 7 janvier 2015