Cardiologie Tonkin

Pacemaker
Pénibilité
60' d'intervention

A quoi ça sert ?

Un pacemaker est un petit ordinateur couplé à une pile d’environ 10 cm3 et mesurant environ 3 par 4 cm. Ce dernier est relié à une ou deux sondes implantées dans les cavités droites du cœur. Il va surveiller la fréquence cardiaque dans l’oreillette et/ou le ventricule et interviendra pour stimuler le cœur via un influx électrique indolore lorsque la fréquence sera inférieure à celle réglée.

Il est donc indiqué en cas de malaise, de cœur trop lent, d’alternance de fréquence rapide et lente….

Comment ça marche ?

L’intervention dure environ une heure sous anesthésie locale. Après avoir réalisé une incision de 3-4 cm sous la clavicule, la veine céphalique est recherchée mais ne peut pas toujours être utilisée. Dans ce cas, une ponction de la grosse veine sous la clavicule est effectuée. Les sondes sont poussées jusqu’au cœur droit sous contrôle radiologique (rayons X) et fixées à ce dernier. Elles sont testées puis raccordées au pacemaker. Une petite poche est créée sous la peau pour enfouir le pacemaker.

Une radiographie et un électrocardiogramme de contrôle sont réalisés le lendemain. L’hospitalisation est en générale de 24 heures sauf cas particuliers.

Le suivi est assuré annuellement par une consultation spécifique où l’on interroge l’appareil via un ordinateur sans se déshabiller. Les réglages sont parfois modifiés afin d’adapter le pacemaker à votre vie (sport..) ou à votre état de santé. La pile doit être changée via une petite intervention tous les 7 ans (plutôt 10 ans avec les nouveaux appareils). La sonde n’est jamais changée sauf en cas de dysfonction.

Est-ce douloureux ?

L’intervention est réalisée sous anesthésie locale éventuellement complétée d’une anesthésie générale légère. Il n’y a pas de douleur notable après l’intervention. Vous bénéficierez néanmoins d’une ordonnance de traitement contre la douleur et la prescription d’une infirmière à domicile pour les pansements.

Y’a-t-il un risque?

Le risque le plus fréquent est la constitution d’un hématome. Ce dernier sera éventuellement évacué par une petite intervention. Cela survient essentiellement chez les patients sous anticoagulants.

En cas de ponction de la veine sous clavière, une petite brèche dans l’enveloppe du poumon peut survenir mais elle est traitée dans la grande majorité des cas par du repos au lit et de l’oxygène.

A long terme, le risque principal est l’infection du matériel mais ceci est très rare (<1%) et prévenu par l’utilisation systématique des antibiotiques au cours de l’intervention.

L’utilisation de rayons X pour guider les sondes entraine une irradiation mineure.

Dernière mise à jour : Le 12 janvier 2015